Restaurations
à la chapelle Saint-Claude d’Antibes
avril 2021
L'Atelier Boisoleil Restauration a été sollicité pour une mission de restauration d’envergure, au cœur de l’un des lieux patrimoniaux les plus discrets mais riches d’Antibes : la chapelle Saint-Claude.
Deux œuvres majeures du XVIIIe siècle, profondément marquées par le temps, l’humidité et les altérations climatiques, y nécessitaient une intervention experte. Grâce à un travail de précision et de patience, ces tableaux ont retrouvé leur éclat d’origine, permettant à nouveau aux visiteurs d’apprécier toute leur puissance esthétique et spirituelle dans leur cadre historique.
Restauration de la Bénédiction de Dieu le Père,
tableau du 18 ème siècle.
La première œuvre, La Bénédiction de Dieu le Père, trône au sommet du chœur, dans une position centrale et solennelle qui en fait le cœur visuel et symbolique de la chapelle. Ce tableau d’apparat, emblématique de l’art religieux du XVIIIe siècle, incarne toute la majesté spirituelle de l’époque par sa composition et sa palette.
Au fil du temps, l’œuvre avait perdu sa lisibilité et sa profondeur : ensevelie sous des couches de poussières, d’oxydations et de vernis brunis, elle ne laissait transparaître qu’une silhouette atténuée. L’intervention a nécessité un travail minutieux de nettoyage en profondeur, de stabilisation des couches picturales fragilisées, ainsi qu’un traitement spécifique du support toile et de son châssis pour lui rendre sa stabilité structurelle. Cette restauration a permis de restituer toute la puissance visuelle et spirituelle de cette œuvre maîtresse.


.jpeg)


Restauration de la Bénédiction de Dieu le Père,
tableau du 18 ème siècle.
La seconde intervention s’est portée sur un autre tableau du XVIIIe siècle, accroché sur le mur latéral gauche de la chapelle. Cette œuvre, pourtant d’une grande finesse stylistique, était méconnaissable tant elle avait été affectée par les conditions climatiques du lieu. L’humidité persistante avait favorisé l’apparition de salpêtre, recouvrant la surface picturale d’un voile blanchâtre uniforme, étouffant littéralement la lecture de l’image et ternissant toute sa vivacité. Cette altération profonde ne relevait pas d’un simple encrassement : elle témoignait d’un déséquilibre physique et chimique nécessitant une approche technique rigoureuse. La restauration a demandé un travail minutieux de nettoyage pour éliminer ces traces d’altération, raviver les teintes d’origine et restituer la lisibilité de l’image. Grâce à cette intervention attentive, le tableau a pu retrouver toute sa présence visuelle et sa force expressive, renouant avec sa fonction décorative et spirituelle au sein de la chapelle.